Album

Sonus Umbra - Liminality (2026)

Liminality, Sonus Umbra au seuil de l’inconnu
Sonus Umbra - Liminality (2026)
Sonus Umbra - Liminality (2026)

Le bassiste Luis Nasser a choisi la vie. Puis sont venues les hallucinations, et avec elles la musique. « Mon cerveau est devenu une antenne », écrit-il. Ce qu’il recevait, il l’a griffonné sur des serviettes de l’hôpital, au plus vite, avant que cela ne s’efface comme le souvenir d’un rêve. Il est ressorti avec une pile de serviettes, aucune histoire et un engagement qu’il ne savait pas comment honorer. La clarté est venue plus tard, lors d’une promenade nocturne dans le Parque España de Mexico, en conversation avec Rosa María Sánchez García, à qui l’album est dédié : elle lui a renvoyé son récit comme un miroir, et ce qui ressemblait à une langue étrangère est devenu une image qu’il pouvait utiliser. « La liminalité, c’est un état intermédiaire, plein d’ambiguïté et d’incertitude, au seuil de l’inconnu », résume-t-il.

Le premier chapitre, Truce with my Shadow, est la descente. Il s’ouvre dans la chambre d’hôpital avec Electronic Death Music pt 1 (The Night I Died), traverse le pacte autodestructeur de Patient Spider, arrive au choix lui-même avec Rubicon or Lethe et se dissout dans l’hallucination instrumentale de Phantasmagoria. Le second, Liminality, est la traversée : une suite en trois parties qui arpente le labyrinthe des synapses, fait de la douleur un guide plutôt qu’un monstre (Pain is Beauty) et ressort de l’autre côté après des années passées à tomber dans A Hole in a Hole in a Hole…, choisi comme premier single. Le tout dure 53 minutes, pensées comme un seul arc narratif.

Après l’entièrement instrumental Whiteout, le groupe revient aux paroles, avec Steve Katsikas de retour au chant principal, aux claviers et au saxophone, et le line-up le plus fourni depuis des années : Luis Nasser (basse, sound design), Thor Bremer (batterie, percussions), Tim McCaskey et Rich Poston (guitares acoustiques et électriques), Steve Royce (flûte, chant) et David Keller (violoncelle). Paroles et musique sont signées Luis Nasser, les arrangements par le groupe. L’album a été produit par Steve Katsikas, Luis Nasser et Andy Tillotson, mixé par Steve Katsikas au Hip-Kat Studio de Louisville et masterisé par Andy Tillotson à Abu Dhabi. Il est sorti le 9 octobre 2026 chez ProgRock.com’s Essentials, en CD digipak et en numérique.

A propos du groupe

Fondé par le bassiste Luis Nasser et ancré à Chicago, Sonus Umbra compose depuis plus de trois décennies une musique que son fondateur décrit, pince-sans-rire, comme une approximation de « ce que les bibliothécaires appellent le rock progressif ». Le line-up change à dessein, en puisant dans un large cercle de musiciens de Chicago et de collaborateurs réguliers, si bien qu’aucun album ne sonne tout à fait comme un autre. Signé chez ProgRock.com’s Essentials en 2023, à l’approche de ses trente ans, le groupe y a publié Whiteout, son premier disque entièrement instrumental. Sur scène, il est passé par le Reggie’s de Chicago, ProgStock, ProgDay, le festival Terra Incognita au Québec et, en 2026, le festival Fusion à Stourport, sa première date au Royaume-Uni. Pour les amateurs de Little Atlas, Kurgan’s Bane, Pink Floyd ou Jethro Tull.

On les retrouve ici et la :
shadowsmadeofsound.com
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Bad Dog Promotions

Chronique publiée en partenariat avec Bad Dog Promotions, agence de promotion musicale (UK).

Photo : Rayna Monforti